Processus électoral en Guinée : l’ONASUR remet officiellement son rapport final à la Cour suprême
Le président de l’Organe National Autonome de Supervision des Élections (ONASUR), Sékou Kouréissy Condé, accompagné des membres de son institution, a procédé ce mercredi au dépôt officiel du rapport final de supervision du processus électoral à la Cour suprême de Guinée. Cette étape marque l’aboutissement d’un vaste travail d’observation, d’évaluation et de suivi du scrutin sur l’ensemble du territoire national. Une démarche conforme à la loi et au Code électoral Cette remise solennelle du rapport s’inscrit dans le strict respect des dispositions de la loi n°012 et du Code électoral guinéen, qui définissent les missions et les attributions de l’ONASUR. À travers la création et l’installation de cet organe indépendant, le législateur guinéen et l’État ont clairement fait le pari de la transparence et de la crédibilité électorale. Selon Sékou Kouréissy Condé, l’ONASUR a été institué pour garantir la régularité, la conformité et la transparence de l’ensemble du processus électoral, depuis l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats provisoires. Un dispositif de supervision d’envergure nationale Le président de l’ONASUR a rappelé l’ampleur du dispositif mis en place pour mener à bien cette mission. Plus de 500 superviseurs ont été déployés sur toute l’étendue du territoire national, appuyés par des conseillers nationaux qui se sont rendus à l’intérieur du pays, ainsi que par des superviseurs internationaux. Ce maillage territorial a permis un suivi rigoureux de toutes les étapes du processus électoral : l’enrôlement des électeurs, la campagne électorale, le déroulement du scrutin, la centralisation des résultats et la proclamation des résultats provisoires par les structures compétentes. « Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires, il appartient à l’organe autonome de supervision des élections de conclure ses observations à travers un rapport objectif et documenté », a expliqué Sékou Kouréissy Condé. Un rapport remis, une appréciation réservée à la Cour suprême Le rapport final, fruit de ce long travail de terrain et d’analyse, a été solennellement remis à la Cour suprême, première juridiction de l’ordre judiciaire guinéen. Le président de l’ONASUR a tenu à préciser que l’appréciation finale du rapport ne peut être rendue publique que par la Cour suprême, conformément aux textes en vigueur. « La crédibilité d’une élection n’est pas une question d’humeur personnelle. Elle repose sur des principes universels, notamment la transparence du processus, l’égalité de traitement entre les candidats, l’utilisation rationnelle du matériel électoral, la qualité de l’organisation et le travail effectué par la Direction générale des élections », a-t-il souligné. Dans l’attente de la décision de la haute juridiction Désormais déposé, le rapport de l’ONASUR entre dans une phase décisive : celle de l’examen par la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire guinéen. La Cour suprême est seule habilitée à tirer les conclusions finales sur la crédibilité du processus électoral, à partir des observations consignées dans le document. Cette étape institutionnelle majeure confirme la volonté des autorités guinéennes de renforcer la confiance dans le système électoral et de consolider l’État de droit à travers des mécanismes de contrôle et de transparence reconnus.



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