Des expulsions de Guinéens suspectes ?

Selon l'agence de presse chinoise Xinhua, 198 sans-papiers guinéens ont été expulsés par l'Angola et sont arrivés le 14 avril à Conakry à bord d'un Airbus angolais.

Les autorités guinéennes ont affirmé avoir pris des dispositions en urgence pour accueillir ces ressortissants expulsés, le ministère guinéen des Affaires étrangères se déclarant surpris par cette expulsion.

De sources concordantes poursuit l'agence de presse, beaucoup d'autres ressortissants guinéens sont également en passe d'être expulsés des États-Unis, de Suisse et d'Allemagne.

De la même façon selon Afriscoop, 10 jeunes immigrés clandestins guinéens de 18 à 25 ans ont été expulsés d'Espagne et accueillis à l'aéroport de Conakry le 13 avril. Nos compatriotes affirment avoir été interpellés puis détenus, avant d'être renvoyés au pays.

De même, il y a une dizaine de jours, un groupe de Guinéens avait également été renvoyé des Pays Bas vers la Guinée.

Question : de qui se moque le Ministre des Affaires étrangères et des Guinéens de l'étranger (Edouard Niankoye Lama) et de manière générale, le régime d'Alpha Condé, d'oser affirmer découvrir ces expulsions, alors que la Guinée n'est ni une passoire (il faut généralement un visa pour y entrer), et qu'une autorisation d'atterrir est nécessaire ?

Depuis pas mal de temps, on se rend compte qu'il s'agit d'une opération concertée (dont je tairai les motivations pour le moment, faute de preuves irréfutables) du régime guinéen, puisque de nombreux pays expulsent des Guinéens, cependant que certains autres États sont en passe de le faire. Aussi étrange que cela paraisse, après renseignements pris, puisque cela dure depuis quelques mois déjà, seuls les Guinéens sont ciblés, même si certains pays expulsent ponctuellement d'autres nationalités pour donner le change.

On se rappelle qu'au début du mois d'avril, d'autres Guinéens avaient été expulsés de Mauritanie.

A qui faire croire que toutes ces expulsions ne sont que pure coïncidence ?

Doit-on tomber aussi bas, et faire la chasse à tous les Guinéens hors du pays, y compris et surtout à des membres de ce régime ou à des militaires, bizarrement réfugiés politiques en Europe, ou sans papiers ?

C'est la question que je soumets à l'ensemble des Guinéens qui s'intéressent à la question.


Gandhi, citoyen guinéen


« Dans tout État libre, chaque citoyen est une sentinelle de la liberté qui doit crier, au moindre bruit, à la moindre apparence du danger qui la menace » (Robespierre, Discours sur la liberté de la presse, Mai 1791).

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