Fonds souverain de Guinée : l’exécutif pose les jalons stratégiques pour transformer la manne minière
Le gouvernement guinéen franchit une étape décisive vers la concrétisation de son futur instrument financier majeur. Ce mercredi 9 septembre 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a dirigé l’atelier de restitution des études préparatoires du Fonds souverain de Guinée. Organisée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, la rencontre a réuni des ministres, des hauts responsables de la Présidence ainsi que des experts internationaux pour analyser les travaux techniques et valider les orientations stratégiques avant le déploiement opérationnel. Face à la dépendance historique du pays vis-à-vis des ressources extractives, les autorités visent à bâtir un véhicule financier capable de convertir la rentabilité minière en croissance pérenne. Amadou Oury Bah a rappelé qu’une gouvernance irréprochable et transparente demeure la condition préalable pour prévenir tout risque de mauvaise gestion. Selon le chef du gouvernement, ce fonds devra s’articuler autour de trois leviers clairs aux objectifs distincts :Atténuation des chocs économiques : Un mécanisme de stabilisation pour préserver les finances publiques de la volatilité des cours mondiaux des matières premières. Investissement stratégique : L’allocation de ressources à haute rentabilité pour financer des projets d’infrastructures, de santé, d’éducation et d’emploi sur l’ensemble du territoire.Épargne intergénérationnelle : La mise en réserve d’un capital durable destiné à prémunir et enrichir les générations futures. Cette initiative survient dans une conjoncture macroéconomique particulièrement favorable, marquée par la mise en service du gigantesque projet minier de Simandou dont la production vise 120 millions de tonnes d’ici 2028. La ministre de l’Économie, Mariama Ciré Sylla, s’appuie sur ces perspectives exceptionnelles pour justifier l’opportunité du dispositif : une croissance économique portée à 7,1 % en 2025, anticipée à 8,6 % en 2026, avec l’ambition de franchir le seuil des 10 % d’ici 2030, couplée à une hausse historique des investissements directs étrangers et au processus de retour à l’ordre constitutionnel.



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