Deux morts dans de nouvelles violences à Conakry

Deux personnes ont été tuées et sept blessées par balles dans la nuit de lundi à mardi 5 mars à Conakry, en Guinée, où des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers pendant plusieurs heures, a appris l'AFP de source hospitalière et auprès de proches des victimes.
Ces violences sont intervenues pendant que des "hommes en uniforme accompagnés de civils" pillaient des quartiers de la capitale guinéenne en majorité habités par des Peuls, dont celui de Cosa où les morts et les blessés ont été recensés, selon ces sources.

HUIT MORTS ET 200 BLESSÉS EN UNE SEMAINE

On compte désormais huit morts et plus de 200 blessés depuis près d'une semaine à Conakry dans des violences impliquant les forces de l'ordre, des opposants, des pillards, des commerçants, des jeunes et des membres de différentes ethnies.

Les divergences politiques en Guinée recoupent le plus souvent les divisions ethniques, particulièrement celles entre Peuls et Malinkés. Le principal parti d'opposition, l'Union des forces démocratiques de Guinée, est dirigé par un Peul, Cellou Dalein Diallo, rival du président Alpha Condé, un Malinké, qui l'avait battu au second tour de la présidentielle de novembre 2010.

Ces nouveaux incidents dans un pays à l'histoire marquée par la violence politico-militaire depuis son indépendance de la France en 1958, se déroulent à un peu plus de deux mois d'élections législatives, maintes fois reportées, dont la préparation est contestée par l'opposition et qui sont prévues pour le 12 mai.

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