CNT : Présentation du projet de Loi de Finances Initiale pour l’Exercice 2024

Au cours une plénière tenue ce vendredi 22 décembre 2023 à l’hémicycle du Palais du Peuple, le gouvernement guinéen était devant les conseillers nationaux pour procéder à la présentation du projet de Loi de Finances Initiale pour l’Exercice 2024 par le Gouvernement; l’ adoption du Chronogramme d’examen du projet de Loi de Finances-2024; et aussi la présentation du rapport de la Commission de Suivi de l’Exécution des Accords dont la Ratification a été autorisée par le Conseil National de la Transition (CNT). Prenant la parole devant les conseillers nationaux , la ministre du Plan et de la Coopération Internationale revient sur l’impact de l’incendie sur la LFI 024. « Sur le plan national, en attendant les résultats de l’évaluation de l’impact de l’incendie du dépôt central d’hydrocarbures à Kaloum, notre économie continue de montrer une résilience remarquable face aux défis mondiaux. Malgré les conséquences des chocs exogènes et les incertitudes qui planent sur les activités économiques, la Guinée a maintenu une trajectoire de croissance positive, soutenue par des réformes structurelles et une gestion prudente des finances publiques. Ainsi, le taux de croissance économique s’est établi à 5,5% en 2022 contre 4.9% en 2021. Il pourrait enregistrer 5,7% à la sortie 2023 (hors impact de l’incendie), d’après le cadrage macroéconomique définitif validé récemment par le Gouvernement. » a souligné Rose Pola PRICEMOU. De son côté, le ministre du Budget, s’est prononcé sur les mesures spécifiques indiquées dans les orientations du premier ministre. « Accroitre significativement le niveau de mobilisation des recettes fiscales de manière à atteindre un taux de pression fiscale de 13.25% en 2024 ; Assurer la relance économique à travers le soutien aux entreprises et aux ménages, pour contenir les chocs économiques des crises en cours ; Poursuivre les réformes et mesures de sécurisation des recettes ; déployer des plans de modernisation des régies financières ; Allouer au moins 20% des dépenses de biens et services du budget des départements aux services déconcentrés ; Réaffirmer le caractère prioritaire des investissements en les maintenant à un taux supérieur à 35% des dépenses totales du budget de l’État ; Limiter le déficit budgétaire autour de 3.62% du PIB ; Poursuivre l’apurement de la dette intérieure (dettes fournisseurs) afin d’améliorer le climat des affaires ; prévoir une dotation conséquente pour l’exécution du chronogramme de la Transition ; Revoir à la baisse de plus de 1000 milliards la subvention du prix de consommation de l’électricité ; Poursuivre l’effort d’augmentation des dépenses de santé et d’éducation pour les porter à 20% des dépenses de l’Etat ; Accroitre le niveau des dépenses du secteur de développement rural (Agriculture, élevage, pêche et environnement) en le portant au minimum à 8% des dépenses de l’État. » a indiqué Dr Lanciné CONDÉ Par ailleurs, Le gouverneur de la Banque Centrale précise que cet explosion du dépôt d’hydrocarbure aura des répercussions économiques et sociales importantes. « Cette explosion a conduit le Gouvernement à prendre des mesures conservatoires et de sécurité qui ont consisté en la fermeture des stations-service, des écoles et l’arrêt du travail dans les secteurs public et privé à Kaloum. Ce drame a entrainé des pertes en vies humaines et la destruction des installations de la Société Guinéenne des Pétroles (SGP) ainsi que des édifices publics et privés situés dans les environs. Soyons clairs et lucides, cet incendie aura des répercussions économiques et sociales importantes. Au plan économique, la croissance sera affectée. En effet, si la destruction des installations de la SGP entraine à moyen terme une rupture de l’approvisionnement du pays en carburant, cela risque de perturber certains secteurs des transports, de l’industrie, du commerce, des services, etc… », a conclu Dr. Karamo KABA.

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